Etude de la pollinisation sur colza semence



Pourquoi ?


Le projet POLAPIS « Optimisation de la pollinisation d’une culture par les abeilles domestiques et sauvages : approche intégrée de la gestion du cheptel et de la conduite des colonies » a pour objectif d’optimiser la pollinisation sur colza d’hiver porte-graine en production de semences hybrides et de mieux connaitre les caractéristiques techniques et économiques des exploitations pratiquant des prestations de service de pollinisation.

 

Comment ?


Dans le cadre de ce projet de recherche, un suivi thématique des exploitations réalisant des prestations de service en pollinisation est prévu pour établir une typologie technique et économique des pratiques de conduite des colonies en pollinisation. Aussi, l’objectif de ce projet est l’acquisition de références technico-économiques (stratégies des apiculteurs, pratiques apicoles, tarifs pratiqués et construction des prix) à l’échelle de l’exploitation sur la conduite de la prestation de service de pollinisation.

Par le biais d’un guide d’entretien, 26 exploitations professionnelles (de plus de 150 ruches) réalisant des prestations de service de pollinisation ont été enquêtées sur leurs données techniques et économiques 2012 et 2013 dans trois régions : Rhône-Alpes (10 enquêtes), Aquitaine (10 enquêtes) et Midi-Pyrénées (6 enquêtes).

 

Et alors ?


Une analyse préliminaire des données de cette première année d’étude (qui durera 3 ans au total) a été faite.

Dans la majorité des cas, l’activité de production de miel reste prioritaire par rapport à la prestation de pollinisation.

En Rhône-Alpes, plus de 2/3 des prestations de pollinisation réalisées par les apiculteurs enquêtés sont faites en arboriculture. À l’inverse, en Midi-Pyrénées, les prestations réalisées par les apiculteurs enquêtés concernent principalement le colza et le tournesol semence à plus de 80%. En Aquitaine, les types de prestations sont réalisés sur des cultures diversifiées avec une répartition plus équilibrée. De manière générale, l’offre des apiculteurs proposant des activités de prestation de pollinisation reste stable d’une année à l’autre.

Il apparait que les apiculteurs ne détiennent pas tous les tenant et aboutissant des prestations : peu de contrats écrits signés entre l’apiculteur et l’agriculteur, peu de prise de décisions concernant la date d’apport et de retrait des colonies, de l’emplacement des colonies et de la charge en colonies… 

Ainsi, deux-tiers des apiculteurs enquêtés souhaiteraient bénéficier d’avantage d’appuis techniques, notamment par le biais de résultats expérimentaux sur la conduite des colonies, de documents techniques sur la pollinisation et sur la construction des prix des prestations.